Les champions du monde des pesticides

Publié le par oui au bio

Voici l'extrait d'une analyse de Greenpeace et de l'ONG autrichienne Global 2000 concernant les pesticides. ABpesticides.jpg

349 pesticides différents, selon les ONG (source Libération du 01/02/08)

 Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, «plusieurs centaines de limites maximales en résidus (LMR) deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs», et ce «au regard même des normes d'analyse et des méthodes d'analyses fixées par l'UE».

Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE, indiquent les ONG. Or, «pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, explique Hans Muilerman, porte-parole de l'ONG néerlandaise Natuur en Milieu. Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants.»

Selon le rapport de Greenpeace et Global 2000, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier poser des risques pour la santé des enfants. «Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes», affirme le biochimiste Helmut Burtscher, cité par Global 2000.

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C
<br /> Il est temps que l'opinion publique prenne conscience des dangers des pesticides (à défaut des gouvernements empêtrés dans des intérêts financiers).<br /> Voici un exemple qui fera jurisprudence, espérons-le...<br /> <br /> Pesticides : un agriculteur gagne son procès contre Monsanto<br /> <br /> L’agriculteur Paul François qui souffre de graves problèmes de santé suite à l’utilisation d’un pesticide, a gagné son procès en appel contre Monsanto. La chambre sociale de la cour d’appel de<br /> Bordeaux a confirmé le jugement rendu le 3 novembre 2008 par le tribunal des affaires de sécurité sociale d’Angoulême (TASS). Celui-ci reconnaissait à Paul François, agriculteur à Bernac<br /> (Charente), un lien entre les pathologies dont il souffre et une intoxication à l’herbicide Lasso fabriqué par Monsanto et retiré du marché en 2007.<br /> Le TASS avait jugé que "la rechute déclarée le 29 novembre 2004 par Paul François est directement liée à l’accident du travail dont il a été victime le 27 avril 2004" et "doit être prise en charge<br /> au titre de la législation professionnelle". La chambre sociale de la cour d’appel de Bordeaux a donc confirmé jeudi la décision du tribunal, estimant à son tour que "la rechute de maladie doit<br /> être interprétée au titre des accidents du travail".<br /> <br /> Agé de 44 ans, Paul François avait été intoxiqué le 27 avril 2004 alors qu’il nettoyait une cuve-pulvérisateur ayant contenu l’herbicide incriminé. Il souffre depuis de céphalées suivies de pertes<br /> de connaissance et d’amnésie.<br /> D’autres exploitants agricoles ont utilisé ce pesticide et se plaignent également de problèmes de santé.<br /> <br /> La chambre sociale de la cour d’appel de Bordeaux était saisie par l’Assurance accident des exploitants agricoles (AAEXA), intermédiaire entre la profession et la Mutualité sociale agricole (MSA)<br /> qui s’opposait au jugement du tribunal d’Angoulême.<br /> Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) salut cette victoire. "Ce procès est la marque d’un début de reconnaissance des droits des victimes des pesticides,<br /> aujourd’hui de plus en plus nombreuses".<br /> Le MDRGF lance un appel en direction des pouvoirs publics sur le site http://www.victimes-pesticides.org<br /> <br /> <br />
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