Vers l'interdiction de l'exploitation des gaz et huiles de schiste

Publié le par oui au bio

D’après l’agence Reuter (le 8/04), le gouvernement français s'est prononcé pour l'interdiction de l'exploitation du gaz de schiste et l'abrogation des permis déjà accordés. L'exécutif a décidé de suivre le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Christian Jacob, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi en ce sens, a-t-on appris vendredi auprès du parti présidentiel. «En application du principe de précaution prévu à l'article 5 de la Charte de l'environnement, l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels, par des forages verticaux comme par des forages horizontaux suivis de fracturation hydraulique de la roche, sont interdites sur le territoire national», prévoit le texte. Il abroge en outre les permis de recherche déjà accordés dans le passé par l'administration. «Les conséquences environnementales sont extrêmement néfastes : pollution des eaux, de l’air et des sols, consommation considérable d’eau pour la fracturation, émissions de gaz carbonique inférieures seulement à l’énergie charbonnière, destruction du paysage pour installer les puits de forage», ajoute Christian Jacob, ancien agriculteur.

Les socialistes ayant déposé une proposition similaire le 24 mars, l'Assemblée pourrait adopter cette proposition à l'unanimité en une seule lecture et en procédure d'urgence début mai. De son côté, l'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a annoncé lundi 04 avril avoir déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour «donner à l'Etat les moyens d'interdire la recherche et l'exploitation immédiates des gaz et huiles de schiste». On se souvient que Jean-Louis Borloo avait accordé en 2010 trois permis d’exploitation pour le gaz de schiste dans le sud de la France. Espère-t-il ainsi réparer ce qu’il considère comme «une erreur» ?

Reste à savoir comment vont régir les industriels qui ne se laisseront pas priver de droits d'exploration obtenus sans demander des dommages au gouvernement.

 

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