La fracturation hydraulique, c’est quoi ?

Publié le par oui au bio

imagesLa technique de facturation hydraulique consiste à fracturer la roche en profondeur pour en extraire les hydrocarbures, gaz ou pétrole, en injectant d'énormes quantités d'eau et de produits chimiques (voir l’animation publiée par le New York Times). Les risques de pollution des sols et des eaux sont grands : un puits standard nécessite environ 10 à 15 millions de litres d’eau (10 000 à 15 000 m3), même si les quantités peuvent varier en fonction de la géologie et de la nature du puits. La production de carburant issu de pétrole de schiste – extrêmement énergivore – émet jusqu'à 5 fois plus de CO2 que la production de pétrole dit conventionnel.
La composition potentielle du liquide de fracturation (utlisée par Questerre au Québec notamment) est la suivante : eau, sable de silice flexible, et une série de produits chimiques, polyacrimalide, isopropanol, triméthyloctadécylammonium, xylène sulfonate de sodium, hypochlorite de sodium, gomme de guar, huile de base à faible toxicité, amine quaternaire, monohydrate de nitrilotriacétate de trisodium, isopropanol, méthanol, phosphate de tibutyl, hydrochloric acid.
Près de 50% des résidus de fluides (eau + sable + produits chimiques) restent sous terre et les 50 % restants remontent à la surface.
Le recyclage de ces eaux polluées est long, très coûteux et fait de nouveau appel à des produits chimiques afin de traiter l’eau.
Au-delà des produits chimiques, l’eau usée remontant à la surface peut contenir des métaux lourds
, tels que l’aluminium, l’antimoine, l’arsenic, cobalt, chrome, fer, plomb, nickel, molybdène, étain, vanadium, zinc, etc. En cas de fuite – notamment si la cimentation des forages se fissurent – ces produits chimiques peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques souterraines.

(informations recueillies sur le site : http://www.enerzine.com)

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