Oui au bio et huile de schiste

Publié le par oui au bio

Pourquoi oui au bio souhaite alerter sur l’exploitation de l'huile de schiste ? Quel rapport avec l’introduction de produits issus de l’agriculture biologique dans les menus des restaurants scolaires ?

Si nous nous mobilisons pour l’alimentation de nos enfants, nous devons nous préoccuper de la qualité de la terre et de l’eau ; ces deux éléments sont primordiaux pour l’agriculture. Si nous voulons défendre une alimentation bio ou à tout le moins locale et saisonnière, nous devons nous montrer vigilants quant à la préservation des sols et de l’eau.
Pour exploiter l'huile de schiste, il faut forer en profondeur et donc traverser les nappes phréatiques. Le procédé de fragmentation de la roche demande des quantités importantes d'eau (10 à 15 millions de litres d'eau par puits). Elle demande aussi l'utilisation de plus de 500 produits chimiques. Normalement le puits est bétonné sur les côtés des conduites pour éviter les pollutions, mais l'expérience américaine (voir le film Gasland) a montré que malgré ces précautions il y a pollution des nappes phréatiques et contamination des eaux de sources. En France, le code minier réglemente l'exploitation des sous-sols. Ce code est-il réellement garant de la préservation de notre environnement ? Une récente ordonnance du gouvernement  nous amène à en douter.
L’état des nappes phréatiques dans les zones les plus rurales de Seine-et-Marne est inquiétant. L’utilisation massive des pesticides par les agriculteurs et principalement les céréaliers en est une des causes principales. Comment ne pas réagir face à un risque supplémentaire de pollution des eaux ? Et pas seulement des nappes, mais aussi de rivières, mettant ainsi en péril la faune et la flore aquatiques !

L’indépendance énergétique d’un état doit-elle se faire au détriment de la santé de ses citoyens et du massacre de l’environnement ? N’existe-t-il pas d’autres schémas économiques ? Nous le croyons. Et vous ?

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